Warning: Cannot modify header information - headers already sent by (output started at /home/content/38/7247838/html/123canada/index.php:2) in /home/content/38/7247838/html/123canada/wp-content/plugins/wp-super-cache/wp-cache-phase2.php on line 62
Principe C : l’accessibilité et l’inclusion | Scrutin préférentiel

Scrutin préférentiel pour le Canada

Les partis élisent leur chef avec un scrutin préférentiel 1,2,3. Élisons les députés de cette façon!

Principe C : l’accessibilité et l’inclusion

Le 10 mai, le gouvernement a publié ses principes pour la réforme électorale. Dans cette série, nous examinons ces principes un par un.

c) Accessibilité et inclusion : que la mesure proposée évite une complexité indue du processus de scrutin tout en respectant les autres principes, et qu’elle favorise l’accès par tous les électeurs admissibles, peu importe leur condition physique ou sociale;

La complexité du `mode de scrutin désaffranchit en silence. Lorsque les électeurs sont incertains comment leur vote sera compté, leur vote n’est pas efficace, c’est à dire ne réalise pas ce qu’ils souhaitent réaliser sans effets secondaires indésirables. Dans certains cas, les partis politiques peuvent exploiter l’incompréhension causée par la complexité du système pour obtenir plus que ce que les électeurs avaient l’intention de donner. Ceci aliène les électeurs du mode de sélection de leurs représentants. L’éducation est l’un des plus grands prédicteurs de la participation des électeurs, ceux qui ont un diplôme universitaire sont 30% plus susceptibles de voter que ceux avec le secondaire; parmi les électeurs 25-34 ceux ayant un diplôme sont deux fois plus susceptibles. Augmenter la complexité n’est pas le moyen de rejoindre les électeurs actuellement laissés pour compte.

Un exemple bien connu est une élection en Ecosse dans un système qui avait deux bulletins de vote, le premier pour élire un député local et le second pour élire un gouvernement. Un petit parti politique, appelons-les le « Parti pour la Gloire », avait un slogan «Votez Gloire en deuxième ». Il a été largement mal compris le sens de «deuxième choix». Le vote du Parti pour la Gloire a doublé, passant de 3,5% à 7% du total. Lors des prochaines élections, la commission électorale a changé la numérotation des deux bulletins de vote, le premier est devenu le deuxième et vice-versa. Dans la prochaine élection, le slogan «Votez Gloire en premier» était beaucoup moins convainquant et de leur part de vote est redescendue à 4%.

La complexité du scrutin a deux formes: l’une est la capacité de tous les électeurs de comprendre comment voter, et l’autre est la capacité de comprendre la façon dont le vote est compté. La norme pour la deuxième devrait être qu’un électeur moyen peut être mis dans une salle avec les bulletins de vote remplis et avec une minute d’instructions peut compter les résultats. Si les électeurs ne comprennent pas comment les votes se traduisent en députés, ont-ils vraiment une voix?

Le mode le plus simple de tous est le SMU, le système actuel. Il a un bulletin de vote simple, et un système de comptage simple. Deuxième en termes de simplicité est le scrutin uninomial à deux tours, qui est tout simplement le SMU fait deux fois avec moins de candidats la deuxième fois. Ex aequo en troisième place sont le scrutin préférentiel simple, et le scrutin de liste avec représentation proportionnelle pure avec un seul district et sans seuil minimum. Ce mode proportionnel a également un seul bulletin de vote simple et un système de comptage relativement simple. Sa complexité vient à travers les calculs d’attribution des sièges, qui sont difficiles à comprendre pour l’électeur moyen au delà de leurs grands principes. Le proportionnel pur ne respecte certainement pas le principe D, tandis que les systèmes connexes qui tentent de respecter le principe D sont tous assez complexes, nécessitant soit un vote plus complexe ou le comptage plus complexe, ou les deux.

Le scrutin préférentiel

Le scrutin préférentiel uninomial est presque aussi simple à compter que son proche parent le scrutin uninomial à deux tours. Le bulletin de vote est identique au SMU, mais au lieu d’un seul choix, l’électeur est invité à classer les candidats avec les chiffres 1,2,3. Certains pays ajoutent à la complexité du scrutin préférentiel en forçant l’électeur à classer de manière exhaustive tous les candidats, ou en permettant la sélection des listes pré-classée des candidats, une complexité dont nous pouvons facilement nous passer. Ne pas exiger le classement et permettre des marques simples comme votes de premier choix signifie ceux qui veulent voter comme dans le SMU peut le faire et leur vote sera compté. Avoir des circonscriptions uninominales fait également beaucoup pour réduire la complexité.

Le comptage est en moyenne un peu plus complexe que le SMU. Si un candidat a suffisamment de votes de premier choix, le comptage est identique à SMU. Sinon, le comptage supplémentaire est nécessaire pour le second choix de ceux qui choisis les candidats les moins populaires, et si besoin est, le troisième choix. Le comptage peut être fait en utilisant soit la méthode du «vote alternatif», ce qui élimine un candidat à chaque tour de comptage ou «vote contigent» ou «vote supplémentaire», qui élimine tous sauf les deux premiers. Le scrutin à deux tours est aussi une alternative acceptable.

Ce manque de complexité ne se fait pas au détriment de l’expressivité. Il est plus expressif que la plupart des autres systèmes en demandant plus que le premier choix, et il permet aux électeurs de voter pour une personne ou pour un parti, ou contre une personne ou d’un parti, ce qui rend chacun de ces types de votes plus efficace.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *